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DCN.avif

2021

DANSE CONTRE
NOURRITURE

Projet participatif, musical et dansé

Faire du public les organisateurs de leur vie culturelle

C'est d'une nécessité qu'est né ce concept : au Maroc, Taoufiq Izeddiou était contraint de répéter dans un appartement, faute de studio de répétition.

 

« Cela change complètement le rapport à la danse, au sol, à l'espace... Le cri doit être intérieur car on ne peut pas faire de bruit dans un appartement, on ne peut pas courir, on ne peut pas mettre la musique à fond... C'est une approche totalement différente, un autre rapport au son, à la lumière, à la proximité... Même si cela s'est fait dans l'obligation, cela a été bénéfique et créateur. » - Taoufiq Izeddiou

 

Le chorégraphe décide alors de poursuivre cette recherche en invitant d'autres danseurs à expérimenter la danse en appartement, dans un espace réduit, peuplé de vie et de souvenirs. Ce n'est plus alors pour eux une obligation, mais un nouveau mode de recherche, une expérience exotique, qui rappelle l'enfance comme la vie intime. Le moyen de se contraindre pour mieux se libérer.

Le concept du chorégraphe est peu a peu devenu une proposition complète, notamment mise en place durant le Festival On Marche. Au Maroc, il utilise la « Danse en appart » pour initier les publics à la danse. Aller chez eux c'est un peu transformer leur vie. Laisser sa mémoire dans toutes les pièces et discuter art. C'est laisser une trace chez les gens, une trace qui ne s'efface pas, même après le départ des danseurs.

 

Taoufiq Izeddiou a également travaillé avec ce concept sur le territoire d'Aix-en-Provence et proposé au public d'introduire l'art chez eux et de transformer pour un temps leur appartement en lieu de création. Le public est devenu alors organisateur, arrangeant l'espace, invitant voisins et amis pour l'occasion.

 

C'est une affirmation forte que l'art appartient a tous et peut devenir un objet d'attention au quotidien.

 

Dans la continuité de cette proposition, « Danse contre Nourriture » invite le public à s'investir encore plus : outre l'accueil des danseurs dans leur appartement, le public s'engage à nourrir les danseurs et à partager leur table. Des discussions et échanges autour de la table ressort une autre Nourriture, celle de l'esprit. Un partage entre artistes et public, pour nourrir son intériorité.

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